Me

La Personne

Valeurs

C
Curiosité

Apprendre sans cesse, les seules limites étant les 24h d'une journée, le besoin de sommeil ou une des merveilleuses bétises de mes enfants.

F
Famille

Trois enfants qui me poussent à me questionner, à grandir, et à mieux m'organiser chaque jour.

P
Persévérance

De 1h15 à 49min sur 10 km. La régularité et la patience paient toujours.

É
Équilibre

Trouver la juste balance entre vie pro, famille, sport et projets personnels.

R
Résilience

Facteur clé du succès d'un projet, qu'il soit professionnel ou personnel. Savoir rebondir, s'adapter et avancer.

En cours d'apprentissage

Homologation DR 40%

Homologation DR sur environnement SecNumCloud, mon sujet pro de l'année

SecNumCloud 60%

Référentiel ANSSI pour les prestataires de cloud de confiance

Running & Nutrition 55%

Plans d'entraînement marathon, nutrition sportive, récupération

Passions

Course à pied

Objectif 2026 : 3 semi-marathons et 3 marathons.

Sports de glisse

Snowboard, wakeboard, skate électrique.

Pop culture

Séries, films, jeux vidéo, gaming.

Setup

Hardware
Mac mini Team Xbox Bambu Lab P1S
Outils
VS Code II 901 :) Datacenter :) Communication
Quotidien
Running Musique Pop culture Famille Apprentissage

Articles

3 heures par jour

7 avril 2026

En semaine, je ne vois mes enfants que 3 heures par jour. Un constat mathématique face à mes échecs et mes tentatives de père.

3 heures par jour : l’idéal face à la réalité

Le constat

Voilà la réalité froide d’une journée de semaine, une équation que je n’arrive pas toujours à résoudre :

MomentHeureCe qui se passe
Réveil des enfants7h00La journée commence
Départ école8h00Je les dépose
Travail8h - 18h10 heures sans les voir
Retour maison18h00On se retrouve
Coucher20h00Fin de la journée pour eux

3 heures. C’est tout. Et dans ces 3 heures, il y a la logistique, la fatigue et l’énervement qui s’invitent sans prévenir. Passer seulement 12,5% de mon temps avec eux en semaine est un chiffre qui me hante, mais c’est aussi mon terrain d’apprentissage.

Ce que je tente et là où je trébuche

Réaliser que le temps est compté m’a poussé à me fixer des objectifs. Mais entre l’intention et l’exécution, il y a un gouffre que j’apprends à accepter. Je perds pied, je m’énerve, je rate mes propres objectifs. Je suis en apprentissage, et mes enfants sont mes meilleurs professeurs.

La lutte contre l’écran

C’est mon combat quotidien, et je ne le gagne pas toujours. J’aimerais dire que mon téléphone disparaît dans une boîte scellée à 18h, mais la vérité, c’est qu’il est souvent là, dans ma poche ou sur la table.

Aujourd’hui, je ne vise plus la perfection, mais la conscience. Je m’efforce de réduire les “je regarde juste un truc vite fait” pour que le téléphone ne soit plus une normalité, une barrière entre eux et moi. Je veux être présent, même si c’est imparfait.

Transmettre plutôt que “jouer”

On lit partout qu’il faut “se mettre au sol et jouer”. La vérité ? Je ne suis pas un adepte des jeux de société, je ne sais pas dessiner et je n’ai pas la patience de lire des histoires. Pendant longtemps, je m’en suis voulu.

Aujourd’hui, j’essaie d’investir ces 3 heures avec ce que je suis : un passionné. On parle de science, on décortique la pop culture, on explore les nouvelles technologies. Mon fils aîné découvre l’univers Pokémon via la première génération ; c’est fascinant de voir comment un “vieux” jeu lui enseigne la patience, la curiosité et le lien que cela tisse entre lui et moi. Je veux qu’ils soient de leur temps, qu’ils comprennent les outils de demain tout en gardant un regard critique.

Choisir mes batailles

Je me dis souvent que 3 heures, c’est trop court pour se disputer pour des chaussettes. C’est beau sur le papier. En réalité, il m’arrive de perdre pied, d’être à bout de patience et de transformer ces heures de “qualité” en zones de tensions pour des broutilles.

Je suis un père qui échoue souvent face aux idéaux qu’il se fixe. Mais j’apprends à leur dire et à me dire que ce n’est pas grave. On fera tous mieux demain.

Un exercice permanent

Ce calcul des 3 heures n’est pas une règle d’or, c’est un rappel à l’ordre.

Mon running reste calé à l’aube les dimanches, le midi quand c’est possible ou le soir si necessaire. Mon travail reprend après 21h si besoin, pas avant. Entre les deux, j’essaie de sanctuariser ce qui peut l’être. Ce n’est pas une réussite linéaire, c’est un chaos organisé où je cherche l’équilibre entre l’homme que je suis, le professionnel passionné, et le père qui veut juste voir ses enfants s’épanouir.

Je n’ai pas réponse à tout. Je suis juste en train d’apprendre mon métier de parent, un échec et une petite victoire à la fois.

Jimmy Marchetto