Me
La Personne
Valeurs
Apprendre sans cesse, les seules limites étant les 24h d'une journée, le besoin de sommeil ou une des merveilleuses bétises de mes enfants.
Trois enfants qui me poussent à me questionner, à grandir, et à mieux m'organiser chaque jour.
De 1h15 à 49min sur 10 km. La régularité et la patience paient toujours.
Trouver la juste balance entre vie pro, famille, sport et projets personnels.
Facteur clé du succès d'un projet, qu'il soit professionnel ou personnel. Savoir rebondir, s'adapter et avancer.
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Homologation DR sur environnement SecNumCloud, mon sujet pro de l'année
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Plans d'entraînement marathon, nutrition sportive, récupération
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Objectif 2026 : 3 semi-marathons et 3 marathons.
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3 heures par jour
7 avril 2026
En semaine, je ne vois mes enfants que 3 heures par jour. Un constat mathématique face à mes échecs et mes tentatives de père.
3 heures par jour
7 avril 2026
En semaine, je ne vois mes enfants que 3 heures par jour. Un constat mathématique face à mes échecs et mes tentatives de père.
3 heures par jour : l’idéal face à la réalité
Le constat
Voilà la réalité froide d’une journée de semaine, une équation que je n’arrive pas toujours à résoudre :
| Moment | Heure | Ce qui se passe |
|---|---|---|
| Réveil des enfants | 7h00 | La journée commence |
| Départ école | 8h00 | Je les dépose |
| Travail | 8h - 18h | 10 heures sans les voir |
| Retour maison | 18h00 | On se retrouve |
| Coucher | 20h00 | Fin de la journée pour eux |
3 heures. C’est tout. Et dans ces 3 heures, il y a la logistique, la fatigue et l’énervement qui s’invitent sans prévenir. Passer seulement 12,5% de mon temps avec eux en semaine est un chiffre qui me hante, mais c’est aussi mon terrain d’apprentissage.
Ce que je tente et là où je trébuche
Réaliser que le temps est compté m’a poussé à me fixer des objectifs. Mais entre l’intention et l’exécution, il y a un gouffre que j’apprends à accepter. Je perds pied, je m’énerve, je rate mes propres objectifs. Je suis en apprentissage, et mes enfants sont mes meilleurs professeurs.
La lutte contre l’écran
C’est mon combat quotidien, et je ne le gagne pas toujours. J’aimerais dire que mon téléphone disparaît dans une boîte scellée à 18h, mais la vérité, c’est qu’il est souvent là, dans ma poche ou sur la table.
Aujourd’hui, je ne vise plus la perfection, mais la conscience. Je m’efforce de réduire les “je regarde juste un truc vite fait” pour que le téléphone ne soit plus une normalité, une barrière entre eux et moi. Je veux être présent, même si c’est imparfait.
Transmettre plutôt que “jouer”
On lit partout qu’il faut “se mettre au sol et jouer”. La vérité ? Je ne suis pas un adepte des jeux de société, je ne sais pas dessiner et je n’ai pas la patience de lire des histoires. Pendant longtemps, je m’en suis voulu.
Aujourd’hui, j’essaie d’investir ces 3 heures avec ce que je suis : un passionné. On parle de science, on décortique la pop culture, on explore les nouvelles technologies. Mon fils aîné découvre l’univers Pokémon via la première génération ; c’est fascinant de voir comment un “vieux” jeu lui enseigne la patience, la curiosité et le lien que cela tisse entre lui et moi. Je veux qu’ils soient de leur temps, qu’ils comprennent les outils de demain tout en gardant un regard critique.
Choisir mes batailles
Je me dis souvent que 3 heures, c’est trop court pour se disputer pour des chaussettes. C’est beau sur le papier. En réalité, il m’arrive de perdre pied, d’être à bout de patience et de transformer ces heures de “qualité” en zones de tensions pour des broutilles.
Je suis un père qui échoue souvent face aux idéaux qu’il se fixe. Mais j’apprends à leur dire et à me dire que ce n’est pas grave. On fera tous mieux demain.
Un exercice permanent
Ce calcul des 3 heures n’est pas une règle d’or, c’est un rappel à l’ordre.
Mon running reste calé à l’aube les dimanches, le midi quand c’est possible ou le soir si necessaire. Mon travail reprend après 21h si besoin, pas avant. Entre les deux, j’essaie de sanctuariser ce qui peut l’être. Ce n’est pas une réussite linéaire, c’est un chaos organisé où je cherche l’équilibre entre l’homme que je suis, le professionnel passionné, et le père qui veut juste voir ses enfants s’épanouir.
Je n’ai pas réponse à tout. Je suis juste en train d’apprendre mon métier de parent, un échec et une petite victoire à la fois.